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Mis à jour le 8.03.2017 à 02:42

Monographie de Suzanne Comhaire-Sylvain: Les fiançailles chez les montagnards de Kenscoff (Haïti)

  • Written by Suzanne Comhaire-Sylvain
  • Published in Culture
Featured Suzanne C Sylvain: une Haitienne de très grande valeur Suzanne C Sylvain: une Haitienne de très grande valeur

Les fiançailles chez les montagnards de Kenscoff (Haïti)

Le mariage paysan a conservé son caractère original

Malgré le contact étroit entre gens du bourg et citadine de la capitale à raison de deux mois de vacances annuelles durant un demi-siècle, le mariage paysan a conservé son caractère original presque partout dans la région. Il comporte encore la dot, qui n'a pas été signalée ailleurs en Haïti et le polygame qui désire se marier civilement ou religieusement ne peut en fait le faire qu'avec sa première partenaire, même si celle-ci est stérile. D'autre part, nous avons constaté à Marbial, sur le versant opposé du Morne la Selle, et à Grand-Bassin, dans le Nord d'Haïti, que certaines coutumes caractéristiques de Kenscoff ont une très large distribution dans les compagnes haïtiennes sans être générales, tandis que d'autres, autrefois générales, ont disparu des villes.

Les jeunes rêvent du mariage

Suzanne C Sylvain haitipresse.com LG 221Les adolescente des deux sexes rêvent souvent au temps où ils auront leur propre maison et beaucoup d'enfants. Les garçons du bourg jouent même à un jeu appelé "couteau" pour tâcher de deviner le sexe de leur premier-né. Le joueur, s'il est seul, lance en l'air son canif. Si la pointe s'enfonce en terre, ce sera un garçon et s'il tombe à plat, ce sera une fille. pour jouer à deux, les garçons s'entendent sur un certain nombre de "coups" (lancers). Le joueur compte ses lancers et le surveillant le nombre de fois où la pointe s'est enfoncée. Si ce nombre dépasse la moitié, le premier enfant sera un garçon.

Les garçons anxieux des jeunes filles bien élevées

Les jeunes Kenscoffiens semblent anxieux des jeunes filles bien élevées, kôn travay kôn râmase (qui savent tra­vailler et amasser). ils recherchent pas particulièrement celles qui ont une bonne situation et leurs parents n'essaient pas de les pousser dans ce sens. Une femme ayant des fils à établir nous a dit que les filles riches n'avaient pas nécessairement des foyers plus luxueux que les autres car après s'être mariée, il faut encore qu'elles ne se laissent ni voler ni tromper.

Les filles veulent un bel homme qui sait parler

De leur côté, les filles veulent un bel homme, bon travailleur, avec de belles manières, mun ki kôn pale (quelqu'un qui sait parler), plus tard, quand elles seront mères, elles auront de grandes discussions avec leurs enfants à ce sujet. Les personnes âgées accusent souvent les jeunes filles de préférer les jeunes gens assez riches pour leur offrir les jolies robes et les belles maisons dont elles raffolent, mais elles s'en défendent.

Se marier pour échapper à la discipline de la famille

Comme partout ailleurs, beaucoup de jeunes désirent se marier pour échapper à la discipline de la famille et pour prouver à leur parenté qu'ils sont réellement des adultes. Un homme peut battre n'importe lequel de ses enfants non mariée qui habitent chez lui si tel est son bon plaisir. Dans la commune cependant, les enfants n'aiment pas laisser leurs enfants se marier avant l'âge de vingt ans et même à cet âge, les conditions économiques sont telles que les exigences imposées par la coutume au mariage légal en font pour beaucoup de couples un luxe au-dessus de leurs moyens. Ils resteront donc placés pendant deux ou trois ans afin d'économie l'argent nécessaire au mariage. Le "plaçage" est une forme d'union relativement stable bien qu'elle ne soit reconnue ni par l'Eglise ni par l'Etat.

Le garçon suit la jeune fille choisie, sans lui faire la cour

Quand un garçon rencontre une fille à son goût sur la grand'route, à un mariage ou à une veillée funéraire, au marché, n'importe où, il va essayer de la rencontrer le plus souvent possible. Il hantera les endroits où elle est susceptible de se trouver, par exemple le bord de la rivière et il restera là, à ses côtés, pendant des heures, taudis qu'elle fera sa lessive, disant de temps en temps des choses insignifiantes mais sans jamais lui faire la cour à proprement parler.

Une demande écrite à la jeune fille

Dans certaines communautés, comme Caille-Neuve et Godineau, la demande à la jeune fille doit être écrite et quand le jeune homme a pris sa décision, il se rend à l'école ou à la ville la plus proche afin de faire taper à la machine une lettre où il expose ses désirs, ses intentions. Il met la lettre sous enveloppe avec une petite pièce de monnaie ou un billet, inscrit son nom derrière et confie le message à un frère ou à une soeur. La belle comprend immédiatement ce dont il s'agit: si elle ouvre l'enveloppe en présence du messager, cela veut dire qu'elle accepte; si elle se contente de remercier, cela veut dire qu'elle refuse. Elle donne alors l'argent à la personne qui lui lit la lettre, mais si le jeune homme ne lui plaît pas elle peut aussi ne pas répondre du tout.

"La volonté du Bon Dieu soit faite, non la mienne!"

Dans les communautés où la coutume permet une demande verbale, l'amoureux emploiera souvent des termes empruntés à la Bible, tels que "Une Telle, le Seigneur a dit; croissez et multipliez! J'ai des vues sur vous, mais j'ignore quelle est votre idée." Une vieille de Furcy nous a raconté que dans sa jeunesse la formule consacrée était: "Matmwazèl kodîn pôn twa ze sa u di pu mwê?" (Mademoiselle a dinde a pondu trois oeufs que dites-vous pour moi?) et que l'acceptatîon était en français mal prononcé: 'Bon Dié qué vot' - "La volonté du Bon Dieu soit faite, non la mienne!"

Aucun langage de fleurs à Kenscoff

Dans tous les cas, l'acceptation de la jeune fille ne signifie pas permission de s'adresser aux parents. C'est plutôt un encourangement à continuer la cour de façon plus ouverte. L'amoureux peut envoyer fleurs, gâteaux, bonbons ou bouteille de "kola" par des enfants assez grande pour savoir s'acquitter correctement de leur message. Nous n'avons trouvé à Kenscoff aucun langage de fleurs, aucun symbolisme dans l'envoi semblable à ce qui se voit à Marbial. Quand la jeune fille veut encourager le garçon à aller plus avant, elle lui envoie un mouchoir et s'il devient plus audacieux, elle lui fait envoyer la lettre de demande. S'il n'est pas prêt, il lui enverra dès le lendemain un bouquet de roses.

Mouchoir ou miroir préparé comme charme de domination

Le jeune homme déçu peut s'adresser à un ''houngan" et lui acheter un mouchoir "rangé'' (arrangé, ensorcelé) ou un miroir "charmé". Pour "arranger" un mouchoir, on le saupoudre de fè-u-vle (fait-que-vous-vouliez),poudre dont nous n'avons pu déterminer la composition, et de wâganègès (oiseau-mouche) séché et pulvérisé, le tout arrosé de quelques gouttes de parfum. Pour "charmer" un miroir de poche, il suffit de verser dessus une pincée de fè-u-vle et quelques gouttes de parfum. Sitôt que l'amoureux sort de sa poche le mouchoir ou le miroir, l'objet de sa flamme devrait le "suivre comme un chien" mais il y a des cas où le charme n'agit pas parce que, croit-on, un charme plus puissant est en lutte avec lui.

Les parents au courant qui consentent, se taisent

Des deux côtés, les parents sont généralement au courant de la situation et s'il l'approuvent île se taisent. 
Quand les parents du garçon le trouvent trop jeune, ils peuvent le menacer de ne pas l'aider s'il désobéit. Quand ce sont ceux de la fille qui la trouvent trop jeune; île peuvent le déplorer tout en faisant ce qu'ils peuvent pour ne pas laisser partir sa "chance". Si la fille semble indésirable aux parents du jeune homme, ils lui diront leurs raisons et refuseront toute aide à ce mariage.

Dans les agglomérations où leur autorité est plus forte, les parents peuvent rompre l'engagement, comme nous avons vu une femme de NouvelleTouraine le faire parce que la bru éventuelle ne savait pas laver convenablement. Si c'est le prétendant qui ne plaît pas à ses futurs beaux-parents, ils "raisonnent" leur fille et réussiront probablement à lui faire changer d'avis. Dans le bourg cependant, il arrive fréquemment que les jeunes gens préfèrent abandonner la maison familiale. Dans toutes les communautés la marraine ou n'importe quelle personne âgée de la famille peut intervenir en faveur du couple.

Quand les parents de la fille soupçonnent son amoureux de chercher un plaçage sans idée de mariage ultérieur, ils peuvent sopposer de ce fait à toute relation.

L'amoureux doit envoyer une lettre de demande

Quand le garçon décide d'envoyer sa lettre de demande, il achète en ville le papier, l'enveloppe et le mouchoir qui doit les recouvrir. il y a quelques années on vendait encore à Port-au-Prince un papier de luxe avec en-tête à fleurs réservé à cette circonstance. L'amoureux peut écrire lui-même mais s'il est illettré ou respectueux des traditions, il s'adresse à un "secrétaire" professionnel qui exige un prix élevé.

Autrefois, on s'adressait au père seulement ou à la mère

La lettre est adressée au père et à la mère. Autrefois, on s'adressait au père seulement ou à la mère veuve. Elle est toujours signée par le jeune homme, par ses parents et par ses parrain et marraine, avant d'être portée à destination, entourée d'un mouchoir rouge, par un membre âgé de la famille paternelle du garçon. Un homme de quarante-quatre ans nous a dit qu' il était beaucoup trop jeune pour cela: il faut avoir les cheveux blancs ou grisonner très fort.

La fille, avertie à l'avance par son amoureux, achète du pain et du "kola" pour recevoir le messager et en annonce l'arrivée à son père. Dans certaines localités telles que Robin, le messager apporte l'anneau en même temps que la lettre, bien que le mariage ne soit projeté que pour une date fixée dans la lettre, un an plus tard environ. Cette date est d'ailleurs rarement respectée par les événements imprévus peuvent retarder l'achèvement de la maison et de ses meubles.

La lettre mentionne aussi le montant du peye bôné (paiement du bonheur, dot) à verser par es parents du garçon à ceux de la fille.

Les parents de la fille qui fixent la durée des fiançailles

Au bourg et dans certaines autres communautés, l'anneau n'est pas donné avant le mariage à l'Église et ce sont les parents de la fille qui fixent la durée des fiançailles dans leur réponse à la lettre de demande. Cette réponse est toujours favorable puisque la cour a déjà duré de trois mois à deux ana et que la jeune fille sait qu'elle a le consentement de ses parents. Quand elle encourage son amoureux à se présenter officiellement. La lettre est écrite par le père de la fille ou par un secrétaire sur "bon" papier et confiée à un parent âgé. On y trouve la date de la célébration des fiançailles, généralement l'un 'des dimanches suivants.

"Payer le bonheur" Peye bôné (dot)

Les deux familles et les deux parrain et marraine se réunissent pour célébrer les fiançailles chez les parents de la fille qui ont acheté à cette intention du rhum, du clairin (rhum blanc), du vin, du kola, des liqueurs, du pain, des biscuits, des gâteaux et des bonbons. Quelque amis peuvent aussi être invitée. Avant la guerre, au bourg de Kenscoff les parents du garçon apportaient toujours un peye bôné (appelle aussi peye tete: paiement de l'allaîtement) de vingt­cinq à cent gourdes et le remettaient ce jour-là au père de la fille. Après la guerre, cette coutume a complètement disparu de la localité et elle s'éteint lentement dans les autres sous l'influence combinée de l'école, de l'Eglise et de l'Etat.

Un des premiers citadins à s'établir au bourg a vu interrompre une célébration de fiançailles p arce que le père du jeune homme n'avait apporte que vingt gourdes comme peye bônè. Le père de la fille avait renvoyé les fiançailles jusqu'à paiement plus important.

D'après des rapports que nous n'avons pas pu vérifier, il paraîtrait que dans certaines localités "derrière Robin", on remet le peye bônè à la mère. Partout ailleurs, le père le reçoit et le passe immédiatement à la mère afin qu'elle en dispose à son gré. Elle en donnera d'ordinaire une partie au couple et gardera le reste pour elle.

Une lettre enveloppée dans un joli mouchoir

Dans les parages de Furcy, nous avons trouvé une variante dans les formalités de la demande en mariage. Le garçon prie celle qu'il aime de rendre visite à ses parents. Si ceux-ci approuvent son 'choix, ils lui permettent d'envoyer deux personnes âgées de la famille s'entendre avec les parents de la fille. Ces intermediaires parlent des noces, de l'anneau des meubles et de la maison mais pas du peye bônè. Après cette visite, les parents de la jeune fille enverront un membre âgé de leur propre famille porter un "papier" enveloppé dans un joli mouchoir acheté en ville. Sur le papier, ils inscrivent le montant à verser mais comme ils s'attendent à du marchandage, cette somme est d'ordinaire plus élevée que celle qu'ils sont prêts accepter.

Les parents du jeune homme renvoient le papier dans un autre mouchoir. Sous le montant initial, ils ont indiqué ce qu'ils sont prêts à offrir en précisant s'il s'agit d'un, deux ou trois versements mais il est à présent tout A fait exceptionnel de proposer plus d'un versement. Si les parents ne consentent pas au rabais proposé, leur messager retournera dès le lendemain avec la nouvelle somme ou une répétîtion du montent initial indiquée sous la première offre. Si personne ne retourne chez les parents du garçon, c'est que tout le monde est d'accord et ils sont autorisés àprésenter la demande sans qu'aucune parole ait eté échangée durant toute la négociation.

Les négociateurs annoncent alors une nouvelle visite chez la fille et la mère de celle-ci invite, dans l'ordre, les parrain et marraine de sa fille, sa famille. la famille de son mari et. quelques voisins et amis. La réception de la lettre de demande donnera quelquefois lieu a des discours tandis qu'on passe à gâteaux, bonbons, liqueurs, kola et l'inévitable clairin (rhum blanc).

Assentiment donné publiquement devant les familles

Le peye bônè peut être envoyé le jour des fiançailles ou bien le jour du mariage, de très bonne heure avant le départ pour l'Eglise. Dans les agglomérations où on l'envoie en même temps que l'anneau et la lettre de demande, les fiançailles sont célébrées à cette occasion de façon tout à fait officielle, A Penod, par exemple, la demande ne peut être faite qu'un lundi, en présence des deux familles réunies et de la jeune fille qui devra donner son assentiment publiquement. On chargera deux tables de nourriture et de boissons, l'une pour la fille et l'autre pour le garçon et les deux familles auront contribué aux frais. La famille du garçon est responsable de la viande, porc chèvre, poulet et du poisson, la morue salle, harengs séchés ou salée, et celle de la fille du riz, du mals, des haricots et gâteaux, du kola et du clairin.

 

 Le père du garçon dépose le peye bônè sur la table de la fille; la mère en prend une part qu'elle gardera comme peye tete (paiement de l'allaîtement) et une plus grosse pour acheter les plats, assiettes, tasses, soucoupes et casseroles destinés au couple. Quand tout le monde a bu et mangé à la santé des fiancée, la fête se termine par un bal.

L'anneau de mariage béni à l'église

La fille ne peut porter l'anneau remis avec l'argent qu'en le faisant bénir à l'église le jour du mariage. Quelques jeunes filles achètent une bague à bon marché appelée "arrête" et le portent à l'annulaire gauche avant de le "Passer à l'annulaire droit" au-dessus de l'anneau de mariage le jour des noces. Il semble que pour le paysan, le nom "arrête", importé de la ville, symbolise l'engagement, car "arrêtée, est à Kenscoff synonyme de "fiancée'' mais pour le citadin, "arrêté" a trait au rôle militaire de la bague qui servira à retenir l'alliance, celle-ci étant achetée très large afin de pouvoir encore être portée quand la  jeune fille sera devenue une Imposante matrone.

Le père du fiancé dépose le peye bônè sur la table de fête et l'alliance à côté

A Furcy, le père de garçon (s'il est mort, son parrain ou un parent âgé apporte le peye bônè dans un mouchoir noué le jour même du mariage. Il jette son paquet sur la table préparée pour la fête et dépose l'alliance à côté.

Dépêchez-vous de me donner la dot avant que je meure!

Le père de la fille examine le contenu et dit: "Ce n'est pas ce que j'ai demande, ce n'est pas assez!". le père du garçon répond: "Il est vrai que cela ne suffit pas mais qu'y pouvons-nous? Nous devons entendre (Fo nâtre nâ kôsâti)" Son interlocuteur le remercie mais appelle la mère et la marraine de la fille. La marraine compte alors l'argent et demande à la mère: "Etes-vous contente? Allez-vous remercier?" La mère répond: "Merci, Monsieur, il faut bien que je sois contente, mais dépêchez­vous de me donner toutes mes choses avant que je meure!" Elle entend par là qu'elle veut voir achever la maison de sa fille et bercer au moins un petitenfant dans ses bras.

Si la fiancée est déficiente (physique ou intellectuel),
la dot peut être réduit ou même supprimé

Le peye bônè est d'un montant typique pour chaque localité mais si la fille est franchement au-dessus de la moyenne par sa beauté, son talent, son intelligence ou si la famille du garçon est relativement aisée, il pourra être beaucoup plus élevé. Si au contraire la fille est déficiente au point de vue physique ou intellectuel, le peye bônè peut être réduit ou même supprimé. On le diminuera toujours quand la fille n'est plus vierge, même si elle n'a eu de relations sexuelles qu'avec son fiancé, quand elle a été placée avant ses fiançailles, quand elle a eu un enfant. Pour une veuve qui se remarie, il n'y en aura généralement pas.

Si les fiançailles sont rompues, la famille de la fille garde le peye bônè et l'alliance, mais la somme qu'elle pourra exiger du prochain prétendant sera fonction de la conduite et de la réputation de la fille durant ses fiançailles et bien 'entendu inférieure à la première.

Paye bônè pour retenir une fillette dès la première enfance

On paie quelque fois la dot pour retenir une petite fille dès la première enfance. Devenue grande, elle peut refuser d'épouser son fiancé mais en ce cas, les parents devront rendre l'argent afin d'éviter une malédiction magique. D'après tous les paysans (que nous avons consultés), de telles fiançailles sont devenues extrêmement rares, mais le prêtre de la paroisse n'était pas tout à fait de cet avis.

Distinctions de Madame Suzanne Comhaire-Sylvain:

 

- Prix de Langue Française de l'Académie Française pour l'Ecole de Lettres

 

- Grande Médaille de l'Alliance Française

 

- Médaille de la Société pour l'Encouragement au Progrès, Membre à vie

 

- Société Haîtienne d'Histoire, Géographie, Géologie - Membre élu ( Fellow)

 

- Société des Africanistes, Paris

 

- Royal Anthropological Institute, Londres

 

- American Anthrpological Association

 

- American Sociological Association

 

- Société Pi Lambda Theta (Etats-Unis) Ancien administrateur

 

- Catholic Anthropological Conference, Washington

   

1898

Née à Port-au-Prince, Haïti - élevée à Port-au-Prince, Kingston et Paris

1936

Mariée à Jean Comhaire de Bruxelles

1925

Première Haïtienne à travailler dans un bureau (Damien)

1931

A Paris, première Haïtienne à travailler pour un doctorat, obtenu en 1937 - Elève de Jeanroy, Martineche, et surtout Mlle Homburger

1935

Assistante de recherche à t'Université de Londres, Membre du séminaire du Prof. Malinowski, avec Jomo Kenyetta

1937

En Haïti, début du travail sur le terrain à Kenscoff (nombreuses visites ultérieures, séjour en 1956-57), Inspectrice des Écoles, nommée par le S. d'E. Estimé, Directrice-fondatrice de l'Ecole de Lettres

1941

Professeur à l'Institut d'Ethnologie

1941

A New-York, professeur à l'Ecole Libre des Hautes Études'' (Université française en exil et à la "New School for Social Research")

1943

A Kinshasa, travail sur le terrain et collaboration hebdomadaire à la radio

1946

A Oxford, mise au. point des travaux sur le terrain - Membre du séminaire du Prof. Evans Pritchard

1949

En Haïti, sociologue. de l'UNESCO à Marbial - Nommée par le Président Estimé chef de la délégation d'Haïti à l’Assemblée Inter-Américaine des Femmes, Buenos-Aires, Etats-Unies - Administrateur d'affaires politiques à l'ONU, chargée du secrétariat de la tutelle du Cameroun et du Togo français

1958

Professeur à la, "New School"

1960

En Ethiopie, professeur à l'université d’Addis-Abeba

1962

A Paris, mise au point des travaux sur le terrain, avec fréquentes visites en Afrique

1964

Kinshasa

1965

Lomé, Togo

1967 à 1970

Dakar

1971 à 1975

Nsukka, Nigéria

Last modified onmardi, 24 novembre 2015 23:43