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Le spectacle (ne) doit (pas) continuer !

Le Président d’Haiti, Michel Martelly,  est un showman charismatique qui a été un allié fidèle de l’Administration de Président Obama au cours des dernières cinq années. Mais, il est temps pour le rappel de son mandat et l’Administration doit arrêter d’appuyer ses efforts illégaux à prolonger son engagement.

Le mandat du Président Martelly prend fin le 7 février et la Constitution Haïtienne interdit son réélection.  Le chanteur-devenu-politicien essai de continuer d’exercer son pouvoir en manipulant les élections tripartites cette année pour presque chaque mandat dans le pays.

Le plan fonctionne bien pour le moment.  Les parties de gouvernement avec ses alliés ont presque la majorité dans le Parliament  et le successeur de Martelly, Jovenel Moise, a été crédité d’avoir reçu 34% de votes et le premier place dans le premier tour des élections présidentielles. La finale entre Mr Moise et le candidat au deuxième place, Jude Célestin, est prévu le 27 décembre.

Les premières élections dans la série—les élections législatives de 9 août—ont été marquées par la violence répandue qui était commise en grande partie par les partisans du gouvernement. La violence  a obligé la fermeture de 13% de centres de votes et 23% des procès verbaux n’ont jamais été reçus par le Centre de Tabulation. Le premier tour d’élections présidentielles le 25 octobre a été moins violent mais il y avait plus de fraude. Dans les deux élections plus de 70% de population n’a pas voté, intimidé, exclu ou découragé.

Les problèmes avec les élections ont été très bien documentés dès le début par les médias haïtiens, les missions d’observation électorale et les partis politique pas alliées avec le gouvernement.

Récemment, les preuves de malfaisance ont atteint des niveaux absurdes. Le sondage fait à la sortie d’isoloir publié le 19 novembre indique que Mr Moise a terminé en quatrième place, et non pas en premier, avec 6% de votes au lieu de 34%.  Le 24 novembre, des officiels ont annoncé qu’une vérification d’une échantillon de 78 procès verbaux a trouvé les signes de fraude ou d’irrégularités dans toutes 78 procès verbaux.  Le Conseil Electoral avait éliminé ces procès verbaux mais a refusé de faire une enquête plus approfondi.

Avec l’accumulation de preuves de fraude, la colère et la frustration accumulent aussi.  Lundi, les Evêques Catholiques du pays ont fortement dénoncé la fraude, faisant écho aux déclarations précédentes faites par les groupes de droits humains et les pasteurs protestants. Des militants démocratique ont pris la rue dans des manifestations de plus en plus larges et fréquentes, perturbant les plus grandes villes du pays. La police a répondu avec des arrestations, des balles en caoutchouc et même des vraies balles tiré sur des manifestants pacifiques alors que les partisans du régime ont attaqué avec des pierres et des machettes.  

La répression n’a pas réussi à faire taire ceux qui exigent pour des élections justes. En fait, cela a endurci leur position. Il y a deux semaines la majorité de opposants appelaient pour une enquête mais la fraude persistant et les attaques ont convaincus la plupart d’entre eux qu’ils ne peuvent pas faire confiance au gouvernement.  Maintenant, avant la reprise du vote, ils insistent soit sur des changements majeurs et immédiats parmi la police et le conseil électoral, ou bien sur un gouvernement de transition.

Les États-Unis ont étés le supporteur économique et dipomatique le plus fidèle de Président Martelly tout  au long de son mandat. Le Département d’État, qui a investi $33 millions dans ces élections, a rejeté les plaintes de la manipulation électorale de Martelly—y compris la perte de 23% des voix en août—comme importantes.  Le Département insiste que le processus doit continuer pour garantir la stabilité dont Haïti a besoin pour le développement économique.

Le Secrétaire d’État John Kerry a visité Haïti au mois d’octobre pour une audience privée avec le Président Martelly, supposément pour lui avertir en privé contre tout autre violation électorale.  Mais ce préavis a été ignoré avec aucunes conséquences sur l’appui américain pour le régime.

Le Président Kennedy a déclaré fameusement que « ceux qui rendent une révolution pacifique impossible, rendront une révolution violente inévitable ». Les Haïtiens essaient de faire de leurs mieux pour une révolution pacifique, premièrement, en votant et, quand ils n’ont pas été capables de faire ça, en descendant dans la rue. Si l’Administration de Martelly et ses supporteurs internationaux continuent à imposer  une « élection »  violente  et frauduleuse, ils laisseront les Haïtiens avec peu de choix autre que de perturber la paix, qui pourra déranger le pays sans relâche jusqu’aux prochaines élections Présidentielles en 2020.

Il reste encore du temps pour les États Unis d’utiliser son influence auprès de l’Administration de Martelly pour parvenir à une solution démocratique et pacifique de cette crise. Mais comme les manifestations et les réponses répressives montent en flèche,  le temps file rapidement.

Human Rights Lawyer Brian Concannon Jr. is Executive Director of the Boston-based Institute for Justice & Democracy in Haiti, www.IJDH.org, and a former Organization of American States Election Observer in Haiti.

 
Last modified onmardi, 08 décembre 2015 22:47
Brian Concannon Jr.

Human Rights Lawyer Brian Concannon Jr. is Executive Director of the Boston-based Institute for Justice & Democracy in Haiti, www.IJDH.org, and a former Organization of American States Election Observer in Haiti.

Website: www.IJDH.org
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